Préambule
Les premiers projets de Mirage
Le Mirage-IV-M
Configuration générale
Structure et matériaux
Commandes de vol

Moteurs

Généalogie des ATAR
Equipements
Le record de vitesse
Du prototype à la série
Le Mirage IV B
Le Mirage-IV A
Les différentes versions
Les prototypes Mirage-IV A
Le S.N.B
Rappel de la mission
Les capteurs d'information
Les organes de recalage
Les organes de calcul
Essais en vol du Mirage-IV A de présérie
Contrat et production série
Le Mirage IV SPEY
Le vieillissement
La mission de reconnaissance
La fin du Mirage-IV A
Le Mirage-IV-P
Epilogue

LES PREMIERS PROJETS DE MIRAGE

Nous sommes en 1956, le MD550-MIRAGE 1 vole depuis un an et ses performances et qualités confirment le bien-fondé des choix du constructeur:

  •  En finesse et stabilité, l'aile delta a tenu ce que les ingénieurs en attendaient en transsonique et jusqu'à Mach 1.3, atteint ce jour
  • Les élevons, qui contrôlent l'avion à la place de l'empennage horizontal et des ailerons classiques, ont démontré leur efficacité dans tout le domaine de vol exploré.

Le MIRAGE-III 001 est en cours de finition à Melun. Son réacteur ATAR 101-G de 4,5 tonnes de poussée va lui permettre de vérifier toutes les qualités de vol jusqu'à Mach 1,8. Enfin, Dassault propose une extrapolation plus poussée du MIRAGE-III, désigné "MIRAGE-N". L'allure générale est désormais bien définie et le projet, complètement redessiné, fait appel aux plus récents progrès aéronautiques de l'époque :

  • aile delta en position basse, d'une épaisseur relative de seulement 3,5 % (comparativement, celle de la lame d'un couteau fait en général autour de 5%).
  • entrées d'air latérales à noyau conique réglable en position (souris), non encore essayées en vol mais dont la mise au point en soufflerie va aboutir début 1957.
  • élevons sur tout le bord de fuite assurant simultanément le contrôle de l'avion en tangage et roulis.
  • pointe avant à nez effilé carénant au plus près le pilote assis les jambes étendues et le dos incliné.
  • dérive classique en flèche.

La supériorité des performances annoncées est telle que ce projet fait l'effet d'une bombe, dévaluant tous les prototypes et même projets d'intercepteurs légers.

Dans les mois qui suivent, le bureau d'études de Saint-Cloud propose plusieurs variantes de MIRAGE-IV enjouant sur les dimensions, masses et la motorisation, afin d'améliorer telle ou telle performance et d'optimiser l'avion en fonction des missions demandées.