Préambule
Les premiers projets de Mirage
Le Mirage-IV-M
Configuration générale
Structure et matériaux
Commandes de vol

Moteurs

Généalogie des ATAR
Equipements
Le record de vitesse
Du prototype à la série
Le Mirage IV B
Le Mirage-IV A
Les différentes versions
Les prototypes Mirage-IV A
Le S.N.B
Rappel de la mission
Les capteurs d'information
Les organes de recalage
Les organes de calcul
Essais en vol du Mirage-IV A de présérie
Contrat et production série
Le Mirage IV SPEY
Le vieillissement
La mission de reconnaissance
La fin du Mirage-IV A
Le Mirage-IV-P
Epilogue

LE MIRAGE IV M

L'armée de l’Air, qui cherche un successeur au Vautour, manifeste beaucoup d'intérêt pour la version "C", mais les Services Officiels, pressés par le temps et gênés par le manque de crédits, préfèrent demander à Dassault de pousser le développement du MIRAGE-III. De son c6te, la Marine s'intéresse à un développement embarqué du même "MIRAGE-N C" (le "MIRAGE-4 M") biréacteur d'une quinzaine de tonnes répondant exactement a ses besoins d'intercepteur lourd embarqué. Une étude est demandée à Dassault qui remet un avant-projet le 28 décembre 1956. L' aménagement du fuselage est différent pour tenir compte des exigences des marins. Les dimensions sont diminuées par la suppression du navigateur et de certains équipements, permettant ainsi d'avancer les réacteurs. La pointe avant est raccourcie et une articulation à l'avant permet de rabattre le baquet pilote vers l’arrière, la dérive étant Egalement repliable. La capacité des réservoirs est limitée à 6000 litres, poids limité par les performances des catapultes de l’époque.

En mars 1957, on annonce les caractéristiques et performances suivantes : 2 ATAR 9 de 6000 kgp

Envergure : 11.75 m

Longueur: 19.35 m (16.30 m replié)

Hauteur : 5.30 m (5 m replié)

Surface alaire : 70 m2

Poids à vide équipé : 9.5 t

Poids maximum de catapultage : 16.5 t

Poids à I’appontage : de 9.7 à 10.5 t

Mach max. : 2

Plafond : 20500 m

Temps de montée à 12000 m : 1’57

Ce projet est abandonné fin 1958, l’Etat-Major de la Marine abandonnant son trop ambitieux projet de gros porte-avions.

A partir de 1955, pour remplacer les VAUTOUR, l’Etat-Major et le Service Technique envisagent la future mise en service d'un bombardier supersonique. En effet, l'apparition prochaine d'un armement nucléaire national, la généralisation de l'emploi d'intercepteurs supersoniques et l'emploi d'engins air-air ou sol-air de plus en plus efficaces, modifient les données de la lutte : le futur appareil pourrait n'avoir à transporter qu'un seul projectile mais, pour survivre, il devra le faire très haut et très vite. L'engin balistique parait à tout le monde devoir être la solution à long terme mais, en l'attendant, on ne parvient à aucun accord quant à l'urgence de la solution lorsque se produisent les événements de novembre 1956 : lors de l'expédition de Suez, la France et la Grande-Bretagne, puissances non nucléaires, se retrouvent diplomatiquement dans une telle situation d'infériorité, qu'elles doivent, contre leurs intérêts, se plier a la volonté des Russes et des Américains.

Les hésitations disparaissent alors et un programme de l’Etat-Major fournit les exigences précises du Commandement. Celui-ci demande (note 4252 du 16/10/56) les caractéristiques suivantes pour un bombardier :

- un rayon d'action de 1500 km, sans ravitaillement en vol (cette option étant demandée) dont 800 km en supersonique en haute altitude

  •  un Mach de croisière de 1.8
  •  une charge militaire de une tonne constituée par un projectile de 0.65m de diamètre pour 5.50m de long
  • l'utilisation de piste de moins de 2000m de long.   suite... / fin.