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Sud-Ouest Aviation offre aussitôt une variante de son chasseur tout-temps SO 4060 qui parait quelque temps "avoir le vent en poupe". Dassault n'est pas long à proposer un dérivé du plus gros de ses séduisants projets d'intercepteurs à voilure delta : le MIRAGE-IV C biréacteur. Très vite, il apparaît que le choix va vite se circonscrire entre ces deux appareils.
Cependant, des spécialistes et des politiciens, suivant une tendance très vive dans certains pays étrangers, telle la Grande-Bretagne, estiment que s'impose un abandon total de l'avion au profit exclusif de l'engin, I1 faut toute lénergie et le dynamisme du Service Technique, qui se livre à un intense travail de réflexion sur tous les moyens envisageables pour délivrer l'arme atomique, pour effectuer un tir et établir un calendrier. Il apparaît clairement que l'engin balistique exigera un délai important, plus encore s'il doit être tiré d'un sous-marin et que seul l'avion piloté permettra des attaques nucléaires au cours des années soixante. L'avenir donnera raison à ce concept puisqu'il faudra attendre 1971 pour que l'armée de lAir prenne en charge la base de missiles sol-sol du Plateau d'Albion, tandis que la Marine lance le "Redoutable", premier sous-marin nucléaire lanceur d'engins. Parmi les propositions d'avions, seuls les SO 4060B et MIRAGE-TV paraissent susceptibles d'être mis en service dans les mêmes délais, le second paraissant plus prometteur avec sa formule delta beaucoup plus avantageuse que la formule classique en flèche. Il y a encore quelques résistances quand, en mai 1958, se produit un événement politique qui va brusquer les choses : le retour au pouvoir du général de Gaulle, qui exige alors la réalisation sans plus attendre d'une aviation stratégique. Dès lors, les discussions ne concernent plus que la taille des MIRAGE-IV à construire, leur équipement ou leur armement (bombe libre ou engin air-sol). Bien entendu, il faut tenir compte des exigences de lEtat-Major et du pouvoir politique (priorité aux solutions purement françaises) mais la discussion se limite à ces détails : il est alors admis que les engins balistiques formeront les seconde et troisième générations de la Force de Dissuasion! En 1956, Dassault essaye le premier de ses "MIRAGE" et est convaincu de la supériorité de cette solution aérodynamique pour les avions exigeant des performances très élevées. I1 étudie toute une famille d'intercepteurs de masse venant de 6 à 11 tonnes baptisés "MIRAGE-IV. Après les caractéristiques demandées par lEtat-Major en octobre 1956 (rayon d'action, Mach de croisière etc.),Dassault propose le mois suivant un dérivé du "MIRAGE-IV C" de 24 tonnes, curieusement désigné "chasseur-bombardier" bien que seulement équipé d'une bombe de 1000 kg. Ses caractéristiques sont les suivantes : 2 ATAR 9 de 6000kgp
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