Préambule
Les premiers projets de Mirage
Le Mirage-IV-M
Configuration générale
Structure et matériaux
Commandes de vol

Moteurs

Généalogie des ATAR
Equipements
Le record de vitesse
Du prototype à la série
Le Mirage IV B
Le Mirage-IV A
Les différentes versions
Les prototypes Mirage-IV A
Le S.N.B
Rappel de la mission
Les capteurs d'information
Les organes de recalage
Les organes de calcul
Essais en vol du Mirage-IV A de présérie
Contrat et production série
Le Mirage IV SPEY
Le vieillissement
La mission de reconnaissance
La fin du Mirage-IV A
Le Mirage-IV-P
Epilogue

LE VIEILLISSEMENT

 

Dans les années 1963 – 1965, un essai de fatigue partiel est réalisé au Centre d’Essais Aéronautique de Toulouse (CEAT) afin de déterminer la durée de vie probable du MIRAGE-IV. L’éprouvette d’essai, qui comprend :

 

  • un cadre 49
  • un longeron principal gauche
  • un faux-longeron principal droit est soumise à un « spectre de charges » suivant un cycle théorique (représentant environ une heure de vol sans coefficient de sécurité) destiné à représenter l’endommagement subi en vol.

Les principaux résultats de cet essai laissent apparaître, pour les longerons, une crique à partir de 5000 cycles; à partir de 6000 cycles, cette crique se développe sur toute la largeur de la languette de semelle d’intrados, pour atteindre, à 11000 cycles une zone assez importante de cette semelle. Après avoir enlevé cette crique par découpage de la languette, on constate la rupture du longeron à 21148 cycles. En ce qui concerne le cadre 49, à partir de 2700 cycles, des criques apparaissent sur des éléments secondaires de structure du cadre. A 11000 cycles, des criques sont visibles sur la tôle du cadre, criques non critiques et n’influant pas sur la tenue du cadre. A 12970 cycles, des criques (non critiques) apparaissent au niveau de la cornière du plancher réservoir. A 21834 cycles, des criques critiques sont découvertes sur l’âme du cadre; l’essai est arrêté à 23355 cycles. En 1972, après exploitation et analyse des différents résultats de l’essai de fatigue, il est conclu que, pour avoir une garantie de non-rupture suffisante, il convient d’appliquer un coefficient de sécurité K par rapport aux essais :

    • K>5 si les charges ne sont pas bien connues
    • K=3 si les charges sont bien connues (avion équipé d’accéléro-compteurs).

Ainsi, le MIRAGE-IV est-il limité au potentiel théorique du longeron principal de sa voilure soit 4000 heures, et, compte tenu des criques relevées (tant sur le longeron que sur le cadre 49), des contrôles périodiques seront effectués.

A l’époque, compte tenu des besoins de l’armée de 1*Air nécessitant pour le longeron principal un potentiel de 6000 à 6500 heures, il est décidé (afin de mieux connaître l’endommagement) d’équiper 23 avions d’accéléro-compteurs et d’effectuer des contrôles périodiques sur le longeron principal.