LE VIEILLISSEMENT
Dans les années 1963 1965, un essai de fatigue partiel est réalisé au Centre dEssais Aéronautique de Toulouse (CEAT) afin de déterminer la durée de vie probable du MIRAGE-IV. Léprouvette dessai, qui comprend :
Les principaux résultats de cet essai laissent apparaître, pour les longerons, une crique à partir de 5000 cycles; à partir de 6000 cycles, cette crique se développe sur toute la largeur de la languette de semelle dintrados, pour atteindre, à 11000 cycles une zone assez importante de cette semelle. Après avoir enlevé cette crique par découpage de la languette, on constate la rupture du longeron à 21148 cycles. En ce qui concerne le cadre 49, à partir de 2700 cycles, des criques apparaissent sur des éléments secondaires de structure du cadre. A 11000 cycles, des criques sont visibles sur la tôle du cadre, criques non critiques et ninfluant pas sur la tenue du cadre. A 12970 cycles, des criques (non critiques) apparaissent au niveau de la cornière du plancher réservoir. A 21834 cycles, des criques critiques sont découvertes sur lâme du cadre; lessai est arrêté à 23355 cycles. En 1972, après exploitation et analyse des différents résultats de lessai de fatigue, il est conclu que, pour avoir une garantie de non-rupture suffisante, il convient dappliquer un coefficient de sécurité K par rapport aux essais :
Ainsi, le MIRAGE-IV est-il limité au potentiel théorique du longeron principal de sa voilure soit 4000 heures, et, compte tenu des criques relevées (tant sur le longeron que sur le cadre 49), des contrôles périodiques seront effectués. A lépoque, compte tenu des besoins de larmée de 1*Air nécessitant pour le longeron principal un potentiel de 6000 à 6500 heures, il est décidé (afin de mieux connaître lendommagement) déquiper 23 avions daccéléro-compteurs et deffectuer des contrôles périodiques sur le longeron principal. |