Préambule
Les premiers projets de Mirage
Le Mirage-IV-M
Configuration générale
Structure et matériaux
Commandes de vol

Moteurs

Généalogie des ATAR
Equipements
Le record de vitesse
Du prototype à la série
Le Mirage IV B
Le Mirage-IV A
Les différentes versions
Les prototypes Mirage-IV A
Le S.N.B
Rappel de la mission
Les capteurs d'information
Les organes de recalage
Les organes de calcul
Essais en vol du Mirage-IV A de présérie
Contrat et production série
Le Mirage IV SPEY
Le vieillissement
La mission de reconnaissance
La fin du Mirage-IV A
Le Mirage-IV-P
Epilogue

EPILOGUE

 

Voici retracée la vie du MIRAGE-IV au crépuscule de sa carrière. La composante pilotée a bénéficié d’atouts majeurs particulièrement utiles dans le contexte géopolitique : élément indispensable de la diversification, disposant d’une capacité dissuasive propre et, surtout, étant dans le cadre de la dissuasion l’instrument politique de la manipulation des crises, elle aura vu son efficacité et sa crédibilité considérablement renforcées au fil des années.

Ainsi plusieurs fois repoussée, sa limite de vie semble désormais établie à 2005. Cet avion exemplaire, après quarante années de bons et loyaux services, méritait bien un hommage sous cette forme historique aussi exhaustive que possible, et faisant tomber, un tant soit peu, le voile de la confidentialité qui l’entoure depuis ses débuts.

Le déroulement du programme MIRAGE-IV peut à tous égards être considéré comme exemplaire et unique, tous les défis techniques étant résolus tant pour la cellule, les moteurs ou les équipements électroniques. Les qualités de vol, considérées comme exceptionnelles à l’époque, font du MIRAGE-IV un avion encore d’actualité. Assurant depuis bientôt quarante ans l’une des missions prioritaires de l’armée de l’Air, les MIRAGE-IV totalisent plus de 310.000 heures de vol, certains approchant les 7000 heures : cette longévité est la meilleure démonstration de l’avance technique qu’ils représentaient à leur naissance et de leurs qualités propres, ce qui laisse penser que cet avion exceptionnel est sûrement le plus bel avion de combat de l’après-guerre.