La relève est presque là.
Il n'est pas rare que le visionnaire soit traité de fou ou d'utopiste. Avec la fâcheuse conséquence de n'être pas pris au sérieux, voire pire : voué aux gémonies.
Combien de détracteur au projet du Rafale ? Combien encore aujourd'hui ? Et pourtant l'avion est bien là, présent sur le tarmac. Certes le retard pris au fil du temps atténue l'avance qu'avait cet avion à l'origine (1986). Mais tous les choix de l'époque se trouvent validés aujourd'hui en 20006.
Il n'est pas là question de parler de l'élégance de la silhouette, du racé des courbes, de la puissance de la ligne (surtout en version biplace) mais des qualités intrinsèques du produit : les moteurs poussent, les commandes de vol lui confèrent une manuvrabilité supérieure à celle d'un 2000 et quant à l'avionique elle est tout simplement impressionnante. Je ne la compare pas évidemment à celle du Mirage IV !
On commence là à toucher du doigt la notion d'avion omni rôle -défense aérienne en même temps que vecteur d'attaque au sol, conventionnel et stratégique-, le concept de plan de tir -affectation de plusieurs armes simultanément sur des cibles différentes-, les transmissions MIDS -l'échange silencieux inter avions de data cibles-.
La technologie évolue, le vocabulaire suit, le personnel avec. C'est une vraie remise en question et en même temps une nouvelle aventure qui attend les heureux élus. En tout cas l'avion mérite un investissement total tant ses capacités sont grandes, les solutions proposées innovantes et leurs présentations intuitives.